
Promotion 2024
L’usage des composés de cuivre (hydroxyde, sulfate et oxychlorure) dans l’agriculture conventionnelle en général, et dans l’agriculture biologique en particulier, soulève des questions complexes quant à la durabilité et l’impact environnemental de ces pratiques. Les agriculteurs bio, notamment les viticulteurs, qui ne peuvent recourir à des pesticides de synthèse, considèrent le cuivre comme un fongicide indispensable pour lutter contre des maladies telles que le mildiou. Cependant, la phytotoxicité du cuivre pour les plantes, et son accumulation dans la terre, constitue un risque et menace la biodiversité et la qualité des sols à long terme. Cette controverse se déroule sur fond de plan ministériel (Ecophyto), de réglementations européennes (Pacte vert), et de recherches d’alternatives au cuivre, conduites par les chercheurs en agronomie, les centres techniques et les producteurs depuis une vingtaine d’années.