Faut-il interdire l’usage de l’écriture inclusive ?

Promotion 2024

Parfois aussi désignée par les concepts de «  »langage inclusif » », de «  »langage épicène » » ou de «  »féminisation du langage » », «  »l’écriture inclusive » » est définie par la circulaire du Premier ministre du 21 novembre 2017 comme un ensemble de «  »pratiques rédactionnelles et typographiques visant à substituer à l’emploi du masculin, lorsqu’il est utilisé dans un sens générique, une graphie faisant ressortir l’existence d’une forme féminine » ». Insatisfait d’une nouvelle interdiction du point médian dans l’enseignement en 2021, des parlementaires proposent en 2023 un nouveau projet de loi contre les « dérives » de l’écriture inclusive. Au nom du bon usage de la langue française, l’Académie française et certains linguistes dénoncent certaines formes d’écriture qui s’affranchissent des règles orthographiques et de syntaxe. Des parlementaires demandent l’interdiction des néologismes dans des documents dont le droit exige qu’ils soient rédigés en français, mais pas celle de la féminisation des titres ou ni celle de techniques d’écritures comme l’emploi de mots épicènes ou de la double flexion. Du côté des activistes et scientifiques qui défendent le principe que l’énonciation participe d’une égalité des représentations entre les femmes et les hommes, on clame qu’il est temps que les règles d’écriture abolissent l’asymétrie.

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