Maria José Martinez Patiño

maria josé

Naissance : 10 juillet 1961

Métier : Athlète : Coureuse de haies

Nationalité : Espagnole

Chronologie

1986 : Suite à un diagnostic elle a été jugée inéligible à la compétition.

1988 : Elle est disqualifiée par l’Association Internationale des Fédérations d’Athlétisme (IAAF). Depuis elle travaille beaucoup avec les scientifiques.

1991 : Après trois ans de lutte, elle réintègre la compétition.

1992 : Elle participe aux JO de 1992.

Son implication dans la controverse

En 1985, l’athlète espagnole Maria José Martinez-Patiño est disqualifiée sur la base d’un test de féminité. C’est une femme XY, mais avec une insensibilité aux androgènes (donc à la surproduction de testostérone) : cette particularité chromosomique ne lui conférait donc aucun avantage physique. Il faudra trois ans pour la réhabiliter. Entre-temps, elle a perdu son fiancé, ses médailles, sa bourse… Elle confessera :

Si je n’avais pas été une athlète, ma féminité n’aurait jamais été remise en question. Ce qui m’est arrivé, c’est comme être violée. Je savais que j’étais une femme. Ma différence génétique ne me conférait aucun avantage physique injuste. J’ai des seins et un vagin. Je n’ai jamais triché. (Henry, 2014)

Depuis, elle écrit beaucoup à ce sujet, collabore avec des scientifiques. Elle est notamment co-auteure de l’article Hurdling Over Sex ? Sport, Science, and Equity. Cet article, paru en 2014, donne les améliorations qui pourraient être faites sur la politique à mener au sujet des femmes hyperandrogynes.

Elle est aussi régulièrement citée par les médias et les scientifiques comme un exemple.

[Maria Patiño] had complete androgen insensitivity, and suffered three years of public humiliation and shock. She became the first woman to publicly protest her disqualification and be reinstated. Her story and defense ignited what had been a quiescent but growing reform movement to rescind gender verification, not just at IOC games but at all international competitions and at lower levels of sport, where screening was often taking place with no guarantees for quality control. (Louis J Elsas, 2000)

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