Dans notre étude pour comprendre les PPP, nous nous sommes intéressés aux différentes réalisations concrètes de ces contrats. La jeunesse de la loi des CP ne permet pas de fournir beaucoup d’exemples terminés. Voilà quatre exemples qui nous ont semblé représentatifs des PPP.

 

L’hexagone Balard, nouveau siège du ministère de la Défense, est le plus gros PPP en terme financier jamais signé : 1 080 milliards d’euros hors taxe d’investissement annoncé. De plus, le projet pose la question de ce qui peut être laissé au secteur privé. Comment protéger le secret défense ?

 

Le Centre Hospitalier Sud-Francilien (CHSF) est un exemple type d’échec de PPP. Il a fait l’objet d’une forte couverture médiatique. La situation était devenue telle que le contrat a été rompu et que la filiale d’Eiffage s’est désengagée du projet moyennant une compensation financière.

 

La LGV Bretagne-Pays-de-la-Loire (LGV BPL) est un exemple de PPP d’envergure qui se passe bien. Peu de personnes remettent en cause le format de ce projet. Cet exemple est intéressant car la majorité des PPP se passent sans débat.

 

Le stade de Bordeaux est également un exemple globalement positif. Il est représentatif des projets d’aménagement du territoire des communes. Les stades de Nice et de Lille ont été réalisés sur le même format. Néanmoins, la forte utilisation des stades par le public les rend particulièrement exposés aux remarques et critiques des citoyens.